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 Au clair de la lune (PV Chaz) [Hôtel Lambert]

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Victoria D. de Belcours
Modow' en chef ~ Barbie est une serial killeuse à coup de thé ~
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Messages : 22
Date d'inscription : 07/07/2010

MessageSujet: Au clair de la lune (PV Chaz) [Hôtel Lambert]   Mer 22 Sep - 18:38

Victoria serrait convulsivement son oreiller contre elle. Le noir était partout et sa veilleuse avait grillé hier soir… Une stupide petite chansonnette trottait dans sa tête :

« Ma chandelle est morte, je n’ai plus de feu… ».

Les yeux clos, elle essayait de ne pas penser que lorsqu’elle les ouvrirait il n’y aurait rien à voir. Elle était recroquevillée au milieu de son lit, bien trop grand pour elle, essayant de réchauffer ses draps froids. Elle avala péniblement sa salive et, presque immédiatement, les larmes lui vinrent aux yeux. Une mèche des ses longs cheveux blonds glissa sur son épaule nue et elle étouffa un cri de surprise. Elle avait cru sentir une main.. A cause de cette stupide mèche, des pensées macabres, de morts vivants, de squelettes, de vampires et autres sorcières envahirent sa tête… Victoria ouvrit alors les yeux pour vérifier qu’il n’y avait vraiment rien dans la pièce, le souffle haletant. Grave erreur…Son imagination commença à s’en mêler, lui faisant voir un enfant étrange assis dans le fauteuil en osier, là où il n’y avait qu’une robe de chambre. Elle plongea sous la couette, enfouissant son visage dans les oreillers et priant pour que quelqu’un vienne la rejoindre dans ce lit froid et inhospitalier, dans cette chambre qui abritait ses cauchemars… Elle gémit doucement et eut un petit rire qui résonna étrangement dans l’immense pièce.
Dire qu’elle était en train de paniquer, dire qu’elle avait peur du noir, elle ! C’en était presque inconcevable tellement cela paraissait étrange.
Elle inspira longuement. Et si elle appelait quelqu’un ? N’importe qui, un comte ou même un domestique… Évidemment, il s’imaginerait des choses et elle devrait à coup sûr lui donner ce qu’il attendait d’elle, mais… Mais ce ne serait pas la première, ni la dernière fois qu’elle devait faire ça. Elle s’était promis d’arrêter, mais elle avait peur. Alors, tant pis. La fin justifie les moyens… Quand soudain, elle se rappela qu’elle avait envoyé tous ses ducs en mission. Et que c’était le jour de congé des domestiques.
Un mouvement dans ses rideaux la fit replonger sous la couverture et elle se mit à pleurer doucement, la tête sous le tissu.
Comme elle devait avoir l’air pitoyable ! Son orgueil, tellement important d’habitude, n’était plus qu’une petite boule dure ramassé dans sa poitrine. Sa gorge lui parut soudainement trop petite pour laisser passer l’air. Sa poitrine n’arrivait plus à se soulever normalement. Le souffle haché, elle se rendit compte qu’elle était en train de faire une crise d’angoisse.
Elle se leva d’un bond et se précipita dans le couloir… Elle ferma la porte d’un mouvement sec, pour être sûr que rien n’en sortirait, si « rien » il y avait. Elle passa une main dans ses cheveux, machinalement. Un petit reniflement lui échappa, comme celui d’un gosse qui a eut un gros chagrin et dont les larmes ont du mal à s’arrêter. Sauf que Victoria n’était plus un gosse depuis longtemps.
Le couloir lui sembla tout à coup bien froid et, le cœur battant dans la poitrine, elle se dirigea à son extrémité. Arrivée devant une porte plus large que les autres, elle hésita…Et si… Et s’il était « occupé » ? S’il ne voulait pas la voir ? Après tout, elle n’avait pas été très gentille avec lui aujourd’hui… Ni les autres jours, à vrai dire. Et s’il dormait ? Un courant d’air lui caressa les mollets et lui hérissa les cheveux dans la nuque.
Pour la énième fois ce soir, Victoria Marianne Gloria Delfaut de Belcours, qui n’avait jamais peur de rien et flirtait avec le danger comme elle le faisait avec tout les hommes qui passaient, eut un petit gémissement d’angoisse. Et elle n’hésita plus. Elle préférait mille fois avoir la honte de sa vie plutôt que de rester seule dehors avec son imagination aux aguets et la terreur qui la poussait à agir comme une gamine de six ans. Elle rajusta l’ample chemise qu’elle avait enfilée avant de se coucher et se rappela brièvement à qui elle l’avait emprunté… Oups. Elle lissa distraitement ses boucles blondes et poussa la porte. Elle avait essayé de soigner son expression, de trouver un mensonge plausible… oui, elle avait tout tenté pour garder un semblant de dignité… Sauf que… A peine entré dans la chambre, son visage avait arboré un petit air pitoyable et tremblant. Et le pire c’est qu’elle n’y était pour rien, ce n’était même pas une stratégie pour qu’il ne l’éjecte pas en grandes pompes. Elle murmura son prénom.


-Chaz…

Il ne dormait heureusement pas, mais était allongé sur son lit, occupé à s’amuser avec les boucles rousses d’une… Là, les premières pensées qui vinrent à Vicky étaient assez salées. Genre « Salope & Cie ». Pour quelqu’un qui se voulait distingué, ça manquait de classe. Les larmes se mirent à perler dans ses yeux. Elle laissa échapper un petit « oh » de surprise et porta une main à sa bouche comme pour dire « je dérange ? ». Et elle resta plantée là. La plupart des filles normales auraient déjà fait demi-tour, direction go back to the bedroom, mais elle n’y arrivait pas. Elle avait vraiment trop peur de dormir seule. Il lui restait une seule possibilité… C’était que Chaz comprenne plus ou moins ce qui lui arrivait et la laisse rester ici.

« Ouvre-moi ta porte, pour l’amour de Dieu… »

Spoiler:
 

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Chaz Lewis
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MessageSujet: Re: Au clair de la lune (PV Chaz) [Hôtel Lambert]   Mer 22 Sep - 21:30

    Chaz soupira. Sa journée avait été merdique et encore, c'était un petit mot. Il s'était engueulé avec Victoria alias Vicky, il s'était engueulé avec sa mère.. Enfin bref, une journée chiante et il était bien content qu'elle soit terminé. Hmpf, quel caractère pouvait avoir Vic' quand même ! O.K, il avait un caractère pourri, lui aussi, O.K, il abusait parfois lui aussi mais quand même, elle aurait put l'envoyé sur les roses un peu plus sympathiquement. Chaz leva la tête et commanda un verre de vodka. La boisson préférée de Eileen. Sa meilleure amie, et amante. Personne n'était au courant de ce qui liait Eileen et Chaz, c'était bien plus qu'une relation ex-prostituée/amant régulier. Enfin bon. Il but un verre, puis deux. Les verres passaient vite, comme le temps tient. ARG. Le temps, il s'était promis de rentrer "tôt" en semaine. Oui, Chaz Lewis devenait ENFIN raisonnable mais Eileen adorait l'appeler le soir, parfois .. sur un fixe, évidemment. Il paya l'addition de ses verres puis se retira du tabouret quand quelqu'un attira son attention de prédateur.

    C'était une jeune femme plus précisément qui avait attiré son attention. Une rousse. Jolies formes. En un mot, bonne. Parfait pour lui, surtout qu'elle avait l'air d'une femme d'une nuit. Comment ça il jugeait sur les apparences ? Hmm ... La jupe de cette rouquine était bien assez courte pour lui prouver qu'elle n'était pas la fille qui rêvait de mariage et compagnie. Tant mieux, ce n'était pas ce qu'il recherchait les relations durables. D'ailleurs rien que d'y penser cela lui hérissait les poils. Il frissonna puis fit un sourire charmeur pour s'approcher de la rouquine.

    « Une aussi belle demoiselle seule .. Bizarre, non ? »

    Sourire suggestif. Avec ses filles là, il n'y avait pas besoin de longs discours et tout le reste. On leur faisait passer le message et hop, c'était parti pour une nuit. En effet, la rouquine avait bien compris, donc, l'allusion de Chaz puisqu'elle lui rendit son sourire et s'accrocha à son bras. Le sourire du Lewis s’agrandit. Sa nuit promettait d'être génial.

    Ils venaient d'arriver à l'hôtel Lambert. Un hôtel privé pour la Royal Organisation. Huhu, il vit le regard de la rouquine s'illuminer. C'est vrai que cet hôtel était magnifique. Ils se dirigeaient vers la chambre de Chaz. D'ailleurs, son regard ne put s'empêcher de glisser sur la porte de la chambre à Vicky. Arg, il n'aimait vraiment pas être embrouiller avec Victoria. Même si il ne l'avouerait jamais de trop, il l'aimait beaucoup. Et elle devait être l'une des rares femmes qu'il respect réellement. Quand les deux futurs amants arrivèrent dans la chambre tout se passa assez rapidement. Ce n'était pas faire l'amour, on pourrait appeler ça de la baise. C'est tout. Vulgaire ? Oui certes mais faire l'amour, c'est plus tendre, il y a des sentiments quand même. Là, il n'y a rien.
    Ils tombèrent ensemble sur le lit, ils s'embrassèrent se caressèrent. Tendrement, doucement. Chaz était toujours doux. Enfin dans les relations sexuelles du moins. Ce qu'il aimait par-dessus tout, c'est qu'il se sentait aimer. Aimer, un verbe rare. Maintenant, on se demandait qui aimait qui... etc. Lui, il s'en fichait. C'est pour cela qu'il ne désirait pas de relation à longs terme, si c'était pour s'attacher et se faire briser telle une poupée de porcelaine non merci, lui ça ira. Tout s'était passer rapidement. Il souriait doucement et jouait avec les boucles rousses. Il avait toujours trouvé que les rousses avaient un charme bien à elles. Elle était quand même assez mignonne. De toute façon, beaucoup de personnes sont mignonnes quand elles dorment. Quand elles ne pensent plus, ne sont plus méchantes.

    -Chaz…

    Gnéh ? .. Il se tourna vers la porte de chambre qui venait de s'ouvrir. Il vit Victoria, tremblante et ... avec sa chemise. Il fixa la rousse. Cette dernière n'avait pas compris le message, peut-être avait-elle cru autre chose de la part de Chaz ? Avec la sensibilité qu'il avait eut, elle avait eut un mince espoir mais le sourire glacial que lui lançait le brun ne laissait plus aucun doute. La rousse se leva, sans gêne malgré sa nudité, se rhabilla vite fait puis prit un papier dans la chambre de Chaz pour noter son numéro de téléphone. Elle fit un signe auquel Chaz ne répondit même pas. Toute son attention était sur Vicky.

    « Tiens, Victoria. »

    Lui dire des mots doux, des mots gentils ? D'habitude, cela aurait été sa première réaction mais la dispute avait bien refroidi Chaz. Il soupira puis se leva pour enfiler rapidement un boxer noir. Il se dirigea vers la blonde. Le brun était plus grand qu'elle. Il la regardait donc un peu de haut. Non pas en tant que prétention. Juste à cause de la taille. Il la fixa sans la moindre expression.

    « Qu'est-ce que tu fais là ? »

    Il savait la réponse mais, il voulait l'entendre de sa bouche pulpeuse.

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Victoria D. de Belcours
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MessageSujet: Re: Au clair de la lune (PV Chaz) [Hôtel Lambert]   Sam 9 Oct - 20:51

Pan. Dans ta gueule salope !

D'accord, Vicky était mesquine. Et jalouse, horriblement jalouse. Mais pour qu'elle le reconnaisse, il aurait fallu bien plus qu'un miracle.
Elle avait toujours détesté les rousses, en plus. Tellement vulgaire.
Elle nota avec une petite pointe d'intérêt dégoûté les vergetures sur les cuisses nues de la "copine d'un soir" de Chaz. Ouh, elle avait abusé des régimes celle-là. Et son fond de teint bon marché qui avait laissé une tache sur l'oreiller blanc. Elle devrait absolument les donner à laver demain, cette marque partait difficilement sur le tissu. Et sa jupe bien trop courte, et ses bas résilles, et son maquillage trop voyant et son parfum capiteux et vanillé. Quelle salope. Et les marques de suçons qu'elle avait dans le cou. La salope. Et la fine cicatrice qui circulait sur son ventre. La garce. Et son air de vilaine petite fille. Sale garce. Et ses sourires mielleux. Et l'odeur de Chaz qui lui collait encore à la peau.

Elle avait horreur qu'il ramène des filles comme ça à la maison, mais elle ne pouvait rien dire puisqu'elle faisait exactement la même chose. Parfois en pire.

Voir Chaz la mettre dehors aussi rapidement la rendit presque heureuse. Elle se rapprocha instinctivement de lui et mit ses deux mains croisées sur son épaule avant d'y poser son menton. Ça n'avait rien d'extraordinaire. Victoria le faisait tout le temps, sous différents prétextes : fatigue, migraine...etc. Mais ce soir, ça ressemblait juste à une marque de possessivité. Elle regarda la fille de nuit s'en aller. Espérons juste qu'elle ne piquera pas les tableaux du couloir en dédommagement, songea Vicky, un peu cruellement. Mais qui le lui reprochera ? Cette fille avait vraiment un sale look. Et en plus elle lui laissait son numéro de téléphone. Ha ! La bonne blague ! Parce qu’elle pensait vraiment qu’il la rappellerait ? Victoria eut une envie de papier déchiré et de paire de claques.


« Tiens, Victoria. »

Oups. Elle leva son regard et le planta dans celui de Chaz. Et une violente envie de l’étrangler l’envahie… A cause de cette petite lueur dans ses yeux genre « j’étais sûr que tu viendrais. ». Elle détestait être prévisible. Et surtout… Pourquoi était-il si froid ? Une bombe intersidérale venait le trouver dans sa chambre et tout ce qu’il trouvait à dire c’était « Tiens, Victoria. » ? Elle se mordit la lèvre. C’était quoi le problème ? Elle s’écarta lentement, faisant mine d’avoir froid. Juste pour qu’il la prenne dans ses as. Subterfuge qu’elle n’utilisait plus depuis qu’elle avait quatorze, mais c’était la soirée où elle retombait en enfance apparemment. Avec un peu de chance elle réussirait à faire ses 23 ans avant quatre heures du matin. Comme une sorte de Cendrillon, invitée à une soirée privée. Sauf que le prince charmant avait l’air moyennement emballé.
Non.
Elle s’obligea à mettre au feu cette pensée. Chaz n’était rien d’autre qu’un jouet et un collègue pour elle. Elle s’amuserait avec lui ce soir, comme avec tous les autres et elle oublierait tout. Ne changeons pas les bonnes vieilles habitudes. Surtout quand elles vous évitent d’avoir à trop réfléchir.


« Qu'est-ce que tu fais là ? »

Un vent froid sur les braises de son sex-appeal. Ne rêvez pas, ça ne servit qu’à les raviver. Elle lécha négligemment ses lèvres avec ce petit air mi garce, mi femme-enfant qui lui réussissait tant. Elle allait l’allumer, pire qu’une torche. Elle allait lui montrer qui elle était. Et plus jamais, plus jamais il ne la regarderait avec cet air indifférent, comme lors de leur première rencontre. Il allait ramper à ses pieds. Peut être qu’il ne la voyait pas comme quelqu’un de désirable…Après tout, il ne couchait que pour coucher. Il n’y avait qu’à voir la tête de ses conquêtes pour comprendre. Peut être qu’il n’arrivait pas à aimer sincèrement. Elle se flanqua une énorme baffe mentale. Elle se fichait éperdument de tout ça ! Il n’y avait qu’une chose qui l’intéressait et c’était de…

-J’ai vu de la lumière et je suis entrée…

Elle lui adressa un sourire éclatant. Son spécial n°5, dit le « bam-tu-craques ». Irrésistible. Elle lui entoura le cou de ses deux bras nus et attira sa tête près de sa bouche. Plus sensuelle, tu meurs. Une grosse boule apparut dans sa gorge. Elle n’avait rien à y faire, d’ailleurs. Vicky passa une main dans la chevelure brune de Chaz. Il avait encore la nuque humide de sueur de ses exploits nocturne. Elle murmura tendrement dans son oreille :

-Je me sens un peu seule ce soir, Chazy… Mmh… Demain on oubliera tout, d’accord ?

Une larme dégringola le long de sa joue. Heureusement qu’il ne pouvait pas le voir. Elle avait sûrement une poussière dans l’œil ?

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